Alerte – Climat !

Source le net : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-modeles-climatiques-francais-accordent-leurs-resultats_137332

Réchauffement climatique : une hausse de 7°C d’ici à la fin du siècle ?

Par Loïc Chauveau le 17.09.2019 à 16h46

Les deux modèles de simulation du climat passé et futur développés en France montrent une convergence remarquable de leurs résultats. Et ceux-ci sont inquiétants. Si rien n’est fait, la hausse mondiale des températures pourrait atteindre 7°C à la fin du siècle.

  La simulation des compartiments océaniques, terrestres et atmosphériques de la planète Terre. CEA/CNRS/METEO FRANCE

La simulation numérique est un patient travail d’accumulation de données. Les modèles se nourrissent en continu des mesures du climat du passé, des observations faites à la surface de la Terre et par satellites et de compréhension des mécanismes d’interaction entre atmosphère, océans et continents. Réunie sous une infrastructure commune, CLIMERI, les deux modèles français sont pilotés à Toulouse par Météo France et le Cerfacs et à Paris-Orsay par le CNRS et le CEA.

Depuis plus de 20 ans, le programme mondial de recherches sur le climat (PMRC) a créé le programme d’inter-comparaison des modèles du climat (CMIP) qui organise le partage des résultats entre les 20 centres de modélisation du climat de la planète. L’enjeu est de taille : faire progresser les connaissances sur le climat et surtout bâtir une prévision robuste de ce qui attend l’humanité si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter.

Une modélisation du climat de plus en plus “robuste”

La prochaine échéance, c’est le sixième rapport que le GIEC doit rendre en 2021 à la communauté internationale. Les résultats des 20 centres sont cruciaux. Ils doivent réduire les incertitudes sur le climat de 2100 en produisant des données consolidées. C’est ce que viennent de faire les deux modèles français, en avance sur leurs homologues américains, européens, chinois, indiens, japonais, australiens qui vont suivre pour compléter leur CMIP6. “Nous avons trois questions majeures,

 

Nouvelle PDG de MF

Mme Virginie Scharz nommée PDG de Météo-France

 

 

Un clic sur l’image pour lire l’actualité de Météo-France en date du 18/09/2019 et pour faire connaissance avec la toute nouvelle PDG de Météo-France.

A quoi ça sert la Météo ?

Source le net : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/meteo/1973-a-quoi-sert-la-meteo_2095263.html

 

C’était dans l’express

1973 – A quoi sert la météo ?

Par Jacqueline Giraud, en 1973, publié le , mis à jour à

Les prévisions météorologiques sont souvent aléatoires mais l’arrivée des satellites et des ordinateurs devrait permettre des résultats plus fiables sur de plus longues durées.

Dans L’Express du 11 juin 1973 

Il ne faut pas rire de la météo. Grâce aux satellites, elle va disposer de moyens qui en feront une science exacte – vers 1980. En attendant la maîtrise du temps…  

“Êtes-vous aussi mal vus en France que nous le sommes chez nous ? ” 

C’est la première question que m’a posée un confrère soviétique”, raconte M. Robert Pône, responsable de la prévision à la Météorologie nationale.  

Dans tous les pays du monde, M. Météo est honni. Parce qu’il “attend” le vendredi soir pour annoncer qu’il pleuvra dimanche. Parce qu’il se trompe. Ou, pis encore, parce qu’il ne se trompe pas. Peu s’en faut qu’on le tienne pour responsable des week-ends de mai noyés de pluie, cette pluie que l’Afrique, agonisant de sécheresse, réclame de tous ses voeux. Quand le temps se détraque, les hommes s’en prennent aux prophètes du ciel. 

En même temps, ils leur reprochent de n’avoir toujours pas atteint l’exactitude scientifique. Le véritable enjeu n’est pourtant pas de satisfaire la curiosité de chacun sur le temps qu’il fera dimanche. Dans une société régie par la productivité, une bonne prévision du temps est indispensable à la planification d’activités aussi diverses que la construction des autoroutes, la production d’électricité ou celle des fabriques de bière. Si les services météorologiques pouvaient annoncer le temps seulement cinq jours à l’avance, l’agriculture américaine économiserait chaque année deux milliards et demi de Francs, déclarait le président Johnson en 1963, année de lancement de Tiros, le premier satellite météorologique.  

A portée de main

Dix ans plus tard, la prévision n’excède pas deux jours. L’objectif n’est pas atteint. Mais il est à portée de main. Réunis à Paris du 21 au 24 mai, 400 spécialistes mondiaux de météorologie spatiale ont annoncé une véritable mutation de la prévision par satellites. Dès cette année, ceux-ci ne seront plus de simples photographes, mais de véritables laboratoires, qui effectueront, depuis le ciel, toutes les mesures de températures nécessaires à une prévision scientifique. Art quelque peu divinatoire, la météorologie doit enfin devenir une science exacte. 

Sans les satellites, elle ne le pouvait pas. Avant le lancement du premier Tiros, les prévisionnistes travaillaient presque en aveugles. Ils ne saisissaient les mouvements de l’atmosphère qu’à travers quelques milliers de “lucarnes” : 8000 stations météo pour toute la planète, largement concentrées dans les pays riches de l’hémisphère Nord.  

Pour couvrir l’océan Atlantique -100 millions de km2 – seulement neuf bateaux fixes. A partir de ces quelques sondages, les prévisionnistes devaient extrapoler, sur les cartes du globe, la répartition des pressions et des températures, dont ils déduisaient l’emplacement des dépressions, des anticyclones et des perturbations. Ils extrapolaient beaucoup ! Et, surtout, leurs cartes comptaient beaucoup de “blancs”. 

 

Météo l’été indien ?

Source le net : https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2019-09-13/chaleur-en-france-un-ete-pas-tout-a-fait-indien-48683

Actualités Météo
Chaleur en France : un été pas tout à fait indien

Par Regis CREPET, météorologue

Avec la remontée des températures attendue ces jours-ci sur toute la France, et notamment dans le sud-ouest, l’expression “été indien” fleurit un peu partout en ce moment. Cette expression, illustrant un retour tardif de l’été, ne peut pourtant pas être utilisée pour l’épisode de chaleur qui nous concerne ces prochains jours.

 

L’expression “indian summer” (“été Indien”) serait apparue à la fin du XVIIIe siècle en Pennsylvanie, puis au Canada au début du XIXème siècle où l’on parle de “l’été des Indiens”. Cette appellation n’a pas d’origine bien précise, mais l’hypothèse la plus probable viendrait du fait que les amérindiens profitaient d’une période de beau temps doux automnal pour faire leurs provisions et leurs dernières chasses avant l’arrivée de l’hiver.

Si la saison automnale se caractérise par une diminution de l’ensoleillement et un retour progressif de l’air froid, l’été indien se produit lorsqu’un solide anticyclone vient s’installer sur le continent européen. En météorologie, on parle d’une situation de blocage car les perturbations océaniques ne peuvent plus passer pendant plusieurs jours. C’est donc une période de temps sec avec des vents qui sont établis au secteur sud, ayant pour conséquence la remontée de masses d’air d’origine subtropicale et des températures élevées sur la France. Ce temps agréable donne l’illusion de retourner dans une période estivale pendant quelques jours. Utilisée trop fréquemment, l’expression est souvent galvaudée et régulièrement utilisée pour parler des périodes d’ensoleillement tardives.